Idées reçues et contre-vérités ou la réalité quotidienne des locataires HLM. épisode 1

Publié le par CNL-Nanterre

 Idées reçues et contre-vérités ou la réalité quotidienne des locataires HLM. épisode 1

Il y a trop d’HLM en France : 1,9 millions de demandes sont en attente d’attribution de logements.

Les offices publics d’habitat logeaient 8% de la population en 2016 ; 8% en 2006, les besoins n’ont pas diminué. 37% des logements sont situés en QPV (quartiers prioritaires de la ville) qui concentrent les populations les plus précaires. En zone tendue, comme en Ile-de-France, ce sont 48% des logements en QPV. Le besoin pour un logement HLM s’accentue pour la population la plus modeste qui ne peut accéder à la propriété ou louer en secteur privé.

Dans les Hauts-de-Seine, 100 00 personnes attendent un logement. 22 villes sur 36 sont hors la loi en proposant moins de 25% de logements sociaux (seuil fixé par la loi SRU, relative à la solidarité et au renouvellement urbain). La droite départementale a décidé de ne plus aider financièrement les communes qui comptent plus de 50% de logement sociaux au prétexte qu’elles en ont trop. La loi SRU doit être rendue plus contraignante pour les maires hors la loi. Il faut augmenter les taxes sur les logements vacants ou les réquisitionner. Le logement est un bien commun, la vente doit en être interdite. La CNL demande la création d’un service public du logement.

A Nanterre

Il y a 56% de logements sociaux. La ville attire les demandeurs de logements sociaux car ils ne peuvent pas demander ailleurs car il n’y en a pas. 1450 logements sont prévus à la construction d’ici 2021.

La baisse des aides du département forcera Nanterre à remettre en cause sa politique ambitieuse de logements sociaux et aura une incidence dans les programmes de constructions dès 2018, pour ceux qui habitent et travaillent à Nanterre. La ville attribue en direct 140 logements par an. Le déséquilibre majeur entre l’offre et la demande augmente tous les ans. Il y a 3700 demandes de logements par an au SNE (système national d’enregistrement). Pour les attributions, Nanterre fait le choix de l’ancienneté et du lien au territoire

En 2016, 207 ménages ont été relogés en DALO (droit au logement opposable) et Nanterre a rempli 259% des objectifs fixés par le préfet tandis que Puteaux en est à seulement 30% et Neuilly 11%. Ceci entraîne un risque de fragilisation liée à un public prioritaire sans lien avec la ville avec un accroissement de la paupérisation en QPV et une augmentation des délais d’attente. Or peu de nanterriens déposent des demandes de DALO car ils sont logés plus facilement que dans les autres villes.

 

 

Publié dans déclarations locales

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