Réponse de Laurent Strumanne candidat de Lutte Ouvrière

Publié le par CNL-Nanterre

Laurent STRUMANNE Tel : 0684742471

Mel : lo_nanterre@orange.fr

Aux conseils locaux de Nanterre et Suresnes de la Confédération nationale du Logement

Madame, Mo

En réponse au questionnaire que vous m'avez fait parvenir en tant que candidat aux élections législatives du 11 juin prochain sur la circonscription de Nanterre-Suresnes, je vous communique la réponse suivante afin de vous éclairer sur la position de fond de Lutte ouvrière que je représente dans ces élections législatives.

Comme vous le rappelez en préambule, 4 millions de personnes en France sont mal-logées, vivent dans des logements indécents, sont hébergées ou sont sans domicile fixe. C'est une situation catastrophique qui illustre bien la véritable guerre sociale que la classe capitaliste mène aux travailleurs et à leurs familles. Il est inadmissible que, dans un pays riche, un des droits les plus élémentaires de la population ne soit pas respecté.

Pour mettre fin à cette situation, il faudrait d’abord que l’État fasse appliquer ses propres lois en matière de logement. La loi SRU n’est pas respectée, et l’amende imposée aux communes riches qui refusent de construire des logements sociaux est dérisoire et n'est payée que par une commune sur deux. Il en va de même pour la loi Dalo, où des milliers de familles pourtant prioritaires attendent toujours d’être relogées. Et surtout, l’ordonnance de 1945 sur la réquisition des logements vacants reste lettre morte.

Au lieu de distribuer des milliards aux grands groupes capitalistes qui continuent quand même de licencier et d’arroser les banquiers qui, par leurs spéculations, ont déclenché la crise économique et financière actuelle, il faut imposer à l’État d'investir dans ce qui est essentiel pour la population, à commencer par le logement où il y a urgence. Il faut qu’il embauche directement tous les professionnels nécessaires à la construction de logements sociaux de qualité, à un prix abordable, au lieu de faire porter l’effort financier sur les communes et les organismes HLM. Cela permettrait à la fois de faire baisser les chiffres du chômage et de donner un toit à ceux qui n’ont plus les moyens de payer.

Ce n'est bien sûr pas la prochaine Assemblée nationale qui imposera cela à l’État, lui qui est là pour servir les riches et permettre aux capitalistes de continuer à prospérer. Seule une lutte d'ampleur, déterminée de l'ensemble du monde du travail pourrait imposer ces décisions et les mesures d'urgence qui s'imposent dès aujourd'hui.

Dès maintenant, il est indispensable non seulement de mettre en place un moratoire mais d’interdire les expulsions locatives, réduire les charges locatives, encadrer les loyers dans le parc immobilier privé, réquisitionner les logements vacants, arrêter les coupures d'eau et d'énergie. Mêmes ces simples mesures, de bon sens et urgentes, ne s’obtiendront que par une mobilisation profonde de la population laborieuse pour faire valoir ses droits et bien sûr recevraient tout mon appui si j'étais élu à l'Assemblée nationale.

Recevez, Madame, Monsieur, mes sincères salutations militantes

Laurent STRUMANNE

Publié dans déclarations locales

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