Manque de considération du monde politique

Publié le par CNL-Nanterre

La CNL poursuit son combat pour les locataires


L'association qui œuvre au quotidien pour la défense des locataires déplore un manque de considération du monde politique à l'égard des sujets liés au logement.
« En général, les locataires n'ont que deux droits : payer et la fermer ! »tempête Didier Marchand. Face à ce constat, la CNL, la Confédération nationale du logement dont il préside la section dieppoise, s'attache à rééquilibrer le rapport de force. D'un côté en offrant une aide bénévole et concrète aux usagers en litige avec leur propriétaire, d'un autre en formulant diverses propositions destinées à nourrir le débat politique (voir encadré). « Aucun des candidats à la présidentielle n'en parle mais la première dépense des familles, c'est le logement ! », peste Gérard Raux, président de la fédération de Seine-Maritime de la CNL. S'il salue certaines initiatives de la Ville de Dieppe rappelées par l'adjointe Marie-Luce Buiche, il estime qu'il faudra « aller beaucoup plus loin ».
« Ce qui se prépare est très grave »
Il affirme par ailleurs que « ce qui se prépare avec la loi « égalité et citoyenneté »[promulguée le 27 janvier 2017]est très grave : il sera par exemple désormais possible de contraindre un bénéficiaire à quitter son logement social pour un plus petit le jour où ses enfants quittent le foyer ».
Enfin, la CNL s'élève contre le dispositif Cosse lancé le 1er février dernier, dénonçant « un cadeau fiscal déguisé en mesure sociale »*. En parallèle, l'association tente de sensibiliser les candidats à la présidentielle et aux législatives à ces problématiques… Même si la plupart d'entre eux se sont jusqu'ici montrés peu enclins à les recevoir.
Si les arguments de la CNL peinent à trouver écho au plus haut niveau, nombre de ses actions entreprises à l'échelle locale sont couronnées de succès. « Rien que sur les quatre dernières années, nous avons obtenu la condamnation de 30 propriétaires, ce qui nous a permis de restituer plus de 80 000 à des locataires lésés », se félicite Didier Marchand, qui déplore l'attitude de certains bailleurs. « Rétention d'information, effacement de nos interventions dans les comptes rendus de conseils d'administration… Ils souhaitent des relations apaisées mais nous obligent à faire la guerre ! »
Le militant s'offusque également de certaines augmentations de loyers ou de charges, pratiquées à la suite de réhabilitations subventionnées « pour lesquelles les bailleurs n'ont rien mis de leurs fonds propres ».
80 000 restitués aux locataires
Parmi les derniers combats remportés par les membres de la section dieppoise, l'annulation d'une hausse de loyer d'1 % imposée par Sodineuf alors que l'indice de référence fixait le plafond d'augmentation annuelle maximale à 0,02 %, ou la suppression de frais de parking réclamés à des locataires dépourvus de véhicule. L'une des bénéficiaires salue ces réussites : « Sans la CNL, nous aurions payé ces 16 mensuels de frais de parking jusqu'à notre arrivée au paradis ! ». Elle est aujourd'hui adhérente de l'association.

Les informations dieppoises 17 mars 2017 Paul Descamps

Publié dans revue de presse

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