Le mouvement HLM appelle les candidats à s'engager en faveur des quartiers

Publié le par CNL-Nanterre

AFP le 17 janvier 2017

 

Le mouvement HLM appelle les candidats à l'élection présidentielle à dé-
finir des politiques publiques ambitieuses en matière de « rénovation urbaine, de réussite éducative
et d'accès à l'emploi » en faveur des quartiers, « grands oubliés » de la campagne électorale qui dé-
bute.
« Les difficultés auxquelles sont confrontés certains quartiers n'ont jamais été aussi grandes : abandon par les services publics, difficultés à accéder à l'emploi, inégalités scolaires, insécurité croissante », constate dans ce texte, transmis à l'AFP, l'Union sociale pour l'habitat (USH) qui regroupe
732 bailleurs sociaux.

« Tout concourt, dans une France qui se sclérose, à faire de nos quartiers les boucs émissaires de
l'échec de notre République, à stigmatiser leurs habitants », estime le mouvement HLM.
« Nous avons besoin d'un État déterminé et d'un engagement politique à la hauteur des enjeux », afin
que les habitants des quartiers en difficulté aient « les mêmes chances de réussite » que les autres
concitoyens, disent les bailleurs sociaux.

Car « les besoins sont immenses, à la mesure du potentiel de ces territoires qui font partie de l'avenir
de la France ».

Ils appellent à créer un incubateur d'emploi et d'activité par quartier, à combattre le décrochage scolaire par un accompagnement systématique des enfants et à mettre fin à la ségrégation et la stigmatisation des habitants en doublant le nombre des démolitions de logements dégradés, à 10.000 par an.
Ils proposent aussi d'y généraliser les maisons du droit et de la justice et de créer un fonds national à
l'action citoyenne afin de financer la participation des habitants à la gestion et à l'évolution de leur
cadre de vie.

Ces ambitions devront être inscrites dans une loi de programmation pluriannuelle, estime l'USH.
« Grands oubliés de la campagne électorale qui débute », les quartiers prioritaires de la politique de
la Ville bénéficient du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) ou
« Anru 2 ».

Mais son financement de 6 milliards d'euros jusqu'en 2024, essentiellement abondé par Action Logement (l'ex-1% Logement), est « notoirement insuffisant eu égard aux besoins », disent les bailleurs
sociaux.

17 janvier 2017

 

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